C'est la question que je me pose à chaque fois que je viens ici.
Chaque nouveau billet est comme une note dans le calepin décrépi d'un robinson perdu dans une multitude d'autres sites.
Quelle étrange sensation que celle de se sentir seule, tandis que toute une foule d'autres moi je hurle, murmure, se révolte, paraphrase...
Si je devais situer géographiquement mon blog, je dirais qu'il se trouve derrière cette rue aux murs barbouillés de tags : une sorte de petit boui-boui où personne ne va parce-que mal situé.(il n'y a peut être pas que ça, m'enfin...)
Non, je ne me plains pas (encore que). J'ai fait le choix de n'être hébergée par aucune grosse plateforme, tout simplement parce que j'estime que mon travail est trop précieux (à mes yeux hein, chacun son goût) pour dépendre de conditions d'inscription indigestes et perfides.
Tout ça pour pas grand chose en définitive.
Enfin, qui sait...
Tag - divagations
mardi, février 16 2010
Pourquoi écrire...
Par Julie Tolomelli le mardi, février 16 2010, 17:14
dimanche, juin 28 2009
bref
Par Julie Tolomelli le dimanche, juin 28 2009, 12:08
mâturer, c'est garder en soi, peindre un sourire sur une boite en carton et fermer les portes à tout, à tous.
C'est rester seul malgré le dehors, regarder l'humain comme une vermine dans le moindre repli du monde.
C'est mépriser tous les porte-parole
C'est se replier sur un caillou au coeur, c'est secreter autour, une chose qui demeurera cachée.
C'est le sang sur mes pouces à force d'être rongés.
C'est de regretter la marche du monde.
C'est déplorer être faible.
C'est cette colère qui serre mon larynx.
C'est d'être comme les autres.
C'est d'être invisible.
C'est... plein d'autres choses qui ne me viendront pas.

jeudi, février 19 2009
La semaine stress
Par Julie Tolomelli le jeudi, février 19 2009, 08:33
Le jour se lève dans des tons pastels aux reflets de nacre. Les silhouettes ternes des maisons piquent et découpent le ciel
Le corps en tailleurs devant l'écran et mon esprit à quelques mètres derrière, je m'extirpe tant bien que mal des douces griffes du sommeil.
J'essaye à nouveau d'écrire, mais le moteur n'y est plus. Les idées pourtant sont toujours là et se meuvent dans la fluidité et la chaleur d'un écosystème crânien.
Il suffit d'une simple tentative de leur extraction pour que tout s'arrête : les entitées ondoyantes et colorées se transforment en paroles mortes ; j'ai disposé leur petits corps étendus et desséchés en enfilade. Mes propres mains les ont tuées, comme celles d'un gamin indélicat attrappant une libellule et lui ecrasant les ailes.
Chaque essai semble être un echec pitoyable, mais je continue, je m'accroche à la médiocrité dans l'espoir de retrouver au creux des mains, non pas le rocher de l'excellence, mais un "juste un peu mieux", celui qui m'encourageait à continuer d'écrire, celui d'il y a deux ans, grâce auquel mes idées restaient vivantes une fois en liberté.
mardi, février 17 2009
Ce qui me rend misanthrope
Par Julie Tolomelli le mardi, février 17 2009, 19:46
Dans le métro aux heures de pointes, dans une salle d'attente, dans le train en période blanche, j'admire le détachement des gens qui occupent la place voisine de leur siège avec leur sac. Remarque, ce comportement est typique de la nature humaine, étendre son territoire pour éviter que ne s'installe un intrus à 20 cm de notre corps... qui ne l'a jamais fait... mais ce n'est pas ce qui est le plus énervant. Si seulement il existait une série de pictogrammes se baladant dans les lieux publics illustrant les différentes incivilités (c'est un bien grand mot) de personnes pour qui tout ce qui est en dehors de chez eux n'est qu'une poubelle géante.
Je sais, C'est inutile de s'indigner contre la Crétinerie, mais ce n'est pas sous prétexte que ça crée des emplois (sous-payés et ingrats) qu'il faut tout dégueulasser à la moindre occasion.
Et toutes mes excuses pour les précédentes images sans commentaires... Enfin bon, y a t il des promeneurs passant par ici, je ne crois pas...
Et puis un blog de plus sur tout et rien est-il nécéssaire ? je réponds non...